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Pourquoi codes-tu ?

Je code parce que j'aime cela. L'impression de dominer la machine après avoir pondu des lignes de code qui font ce qu'on attend d'elles a un petit côté grisant (« Je suis le maître du monde »).

Je code du logiciel libre parce que cela offre une récompense immédiate en constatant que mon travail est apprécié par des utilisateurs et d'autres développeurs. En outre, c'est une manière de faire avancer la société tout en prenant du plaisir car je travaille sur des projets que j'ai choisi.

Je code parce que c'est — à mes yeux — un art aussi noble qu'écrire un livre. J'ai déjà fait les deux et je m'épanouis dans ces arts écrits. Ma citation préférée est d'ailleurs « Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément » (Boileau). On pourrait facilement la transposer à la programmation...

Comment as-tu appris ?

En lisant des tonnes de livres, en étant curieux et en essayant. Mon premier programme était en BASIC sur un Amstrad CPC 6128, il faisait 620 lignes déplacant le curseur graphique pour dessiner la carte de France. J'avais quadrillé une carte et appliqué une règle de trois pour définir les coordonnées en pixels.

Quel est ton langage préféré ?

Cela a longtemps été Perl car c'est par lui que je suis arrivé au monde du logiciel libre mais ces temps-ci c'est Python qui a ma prédilection. Ceci dit j'emploie aussi du C de manière assez régulière, qui présente de nombreux challenges intellectuels si l'on veut du code élégant, portable et fiable.

Pourquoi chacun devrait-il apprendre à programmer ou être initié ?

La révolution industrielle est derrière nous, nous sommes en plein dans la révolution des technologies de l'information. Notre société est en pleine mutation, chacun peut le constater en regardant autour de soi.

Le monde dans lequel on vit est bourré de logiciels, du pacemaker au réfrigérateur en passant par la voiture et le téléphone. Les avancées technologies sont formidables et pleines de promesses, mais elles sont aussi pleines de risques si l'on n'y prend garde. Mais pour garder un œil attentif et avoir un peu de recul, il est nécessaire d'avoir un minimum de connaissances et de compréhension du mode de fonctionnement de l'outil informatique.

En outre, cette culture ne peut qu'être bénéfique le jour où l'on est confronté à un problème — ce qui est inéluctable, tout le monde le sait bien, le logiciel parfait n'existant pas.